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Plus de parties que les échecs. Démontré.

Rien qu'en construisant le plateau, Géomance offre exactement ce nombre de débuts de partie différents :

Calcul en cours…

Calculé à l'instant par ton navigateur, en arithmétique exacte.

Échecs, estimation de Shannon
environ 10120 parties, une estimation
Géomance, construction seule
au moins 8,4 × 10124 parties, une preuve

Les barres sont à l'échelle des exposants : 5 crans d'écart, cela veut dire environ 84 000 fois plus.

1. Ce qu'on compte

Comme Claude Shannon en 1950, on appelle partie une suite d'actions légales, du début jusqu'à la fin. Deux parties sont différentes dès qu'une action diffère.

Une partie de Géomance commence par 64 poses de tuiles : à chaque pose, on choisit une case encore vide et un type de tuile encore disponible (16 Eau, 16 Feu, 16 Terre, 16 Air dans une réserve commune).

2. On compte exactement les constructions

Une construction, c'est deux informations indépendantes :

  • l'ordre dans lequel les 64 cases sont couvertes : chaque case est couverte une et une seule fois, donc c'est une permutation des 64 cases. Il y en a 64! ;
  • la suite des 64 types posés : chaque type est posé exactement 16 fois (pas plus, faute de stock, et pas moins puisqu'il faut 64 tuiles). Le nombre de telles suites est le coefficient multinomial 64! / (16!)4.

Réciproquement, n'importe quel ordre de cases et n'importe quelle suite de types (avec 16 de chaque) donnent une construction légale : au coup k, la case choisie est forcément encore vide, et le type choisi a forcément encore du stock, puisqu'il doit encore apparaître au moins une fois. Rien d'autre ne limite la construction. C'est une bijection, donc :

N = 64! × 64!(16!)4 ≈ 8,40 × 10124

3. Toute partie se termine

Un compteur augmente à chaque action de combat sans capture (déplacement, échange ou Vortex) et revient à zéro à chaque capture. À 80, la partie s'arrête. Comme il y a au plus 16 Voyageurs à capturer et que la prise d'un Cœur termine la partie, le combat dure au plus 17 × 80 coups. Un joueur qui n'a plus d'action possible perd. Toute partie a donc une fin, en au plus 1 424 actions.

4. Conclusion

Chaque construction se prolonge en au moins une partie complète (point 3), et deux constructions différentes donnent deux parties différentes, puisqu'elles diffèrent dès les 64 premiers coups. Il y a donc au moins N parties de Géomance, et N > 10120. ■

5. Vérifiable à la main

(a) Le développement de en contient le terme nn/n!, donc n! ≥ (n/e)n. D'où 64! ≥ (64/e)64 ≈ 1087,80.

(b) Les coefficients 64!/(a! b! c! d!) avec a+b+c+d = 64 ont pour somme 464, et il y en a 47 905. Le plus grand est celui du partage 16/16/16/16 (si a ≥ b+2, passer à (a−1, b+1) multiplie le coefficient par a/(b+1) > 1). Il dépasse donc la moyenne : 64!/(16!)4 ≥ 464/47 905 ≈ 1033,85.

Ainsi N ≥ 1087,80 + 33,85 = 10121,65 > 10120.

6. Vérifications faites par ton navigateur

  • …Calcul en cours

7. Et avec le combat ?

La preuve ignore tout le combat. En le comptant avec la même méthode que Shannon (actions possibles par coup, puissance nombre de coups), on obtient une estimation beaucoup plus grande :

ÉchecsGéomance (combat)
Actions par coup≈ 30≈ 138
Coups par partie≈ 80≈ 90
Estimation10120≈ 10193

Le combat seul dépasse déjà les échecs. Avec la construction, cela fait environ 10318 parties pour Géomance. Ce sont des ordres de grandeur mesurés sur des parties entre bots, pas une démonstration.

8. Ce que ça ne dit pas

Un très grand nombre de parties ne fait pas un bon jeu : lancer une pièce 400 fois donne aussi environ 10120 suites possibles. La vraie mesure, c'est la partie elle-même.

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© 2026 Géomance · Retour au jeu Référence : C. E. Shannon, « Programming a Computer for Playing Chess », 1950.